Un ERP va devenir l’ossature principale de votre entreprise. En déployer un est un projet à long terme qui a un impact interne et externe sur votre organisation ; il est donc essentiel de garder en tête les raisons pour lesquelles vous le faites. Calculer le ROI vous permet de mesurer correctement les risques financiers et de rallier à bord même les collaborateurs les plus réticents. Dans cet article, nous expliquons comment calculer le ROI de votre projet ERP.
ROI d’un projet ERP : les éléments à prendre en compte
Le retour sur investissement (ou ROI) est le rapport entre les bénéfices et les coûts de l’ERP sur une période donnée. Les éléments suivants doivent être évalués afin de le calculer.
Les coûts : Grâce aux devis et estimations que votre futur partenaire vous fournira, vous pouvez évaluer dès le départ les coûts de mise en œuvre (acquisition du logiciel, maintenance, intégration, formation, etc.).
- Augmentation du chiffre d’affaires
- Réduction et maîtrise des coûts
- Augmenter la productivité et l’agilité
La durée : votre projet ERP ne sera pas rentable à court terme. En revanche, vous déterminerez un horizon raisonnable pour mesurer les résultats.
Pour que votre calcul de ROI soit fiable, vous devez également savoir quoi et comment mesurer, ainsi que quels indicateurs suivre afin que toutes les parties prenantes soient alignées.
Calculez le TCO (coût total de possession)
Calculer le ROI de votre projet ERP va de pair avec le calcul de votre TCO (coût total de possession). Il ne s’agit pas seulement de prendre en compte le coût des licences et de la configuration, mais aussi d’évaluer les coûts cachés (ou indirects). Voici quelques exemples d’éléments à considérer :
- Coûts du matériel et des logiciels IT, de l’infrastructure et des postes de travail
- Coûts de déploiement et d’intégration
- Consommation électrique
- Risques potentiels en matière de sécurité
- Coûts de maintenance, de formation, de mise à jour et d’évolution
- Coûts de gestion de projet
- Coûts en cas d’échec...
Évaluer le TCO facilite le calcul du ROI, c’est pourquoi nous vous recommandons de mesurer objectivement la réussite d’un projet IT.
Échec d’un projet ERP : ce que cela peut vous coûter
Dans une enquête réalisée en 2015 par Panorama Consulting Solutions, 21 % des personnes interrogées ont déclaré que leur projet ERP avait été un échec. Les échecs peuvent être nombreux.
Prenons l’exemple de MillerCoors. En 2014, l’entreprise a décidé de déployer un ERP global pour l’ensemble de ses filiales. En 2017, le projet a fortement dérapé. On a recensé plus de 47 défaillances et des milliers de problèmes induits. L’entreprise a décidé de poursuivre son partenaire ERP en justice et a réclamé environ 100 millions de dollars de dédommagement.
Chez Revlon, un problème de déploiement a entraîné des millions de dollars de pertes de chiffre d’affaires et de nombreuses défaillances qui ont saboté la production sur un site entier. Ces dysfonctionnements ont généré des dépenses supplémentaires, une perte de valeur de l’action et des poursuites de la part des actionnaires.
Chez Lidl, il a été décidé de migrer le système interne de gestion des stocks vers un ERP. Cependant, après deux ans de travail sur le projet et 500 millions d’euros dépensés, le distributeur a décidé d’y mettre un terme, le partenaire n’ayant pas réussi à adapter le logiciel à ses besoins.
Ces exemples sont tirés de grandes entreprises, mais ces situations peuvent également se produire dans des PME.
Les risques liés à un déploiement d’ERP mal ficelé ne se limitent pas aux finances de l’entreprise. L’échec d’un ERP peut également impacter la productivité de l’entreprise ainsi que l’implication et/ou l’engagement de ses collaborateurs. Il est donc essentiel de bien sélectionner votre futur partenaire et de préévaluer le ROI de votre projet ERP, ainsi que les éventuels coûts cachés qu’il pourrait générer.